CICR / OMS Étude INTERPHONE

Téléphonie et santé
Gros consommateurs = 11 minutes 30 secondes par jour !!!

Quelques chiffres : 21 % d’augmentation de tumeur du cerveau chez les enfants, 40 % tout âge confondu.

France 13/10/2008 :
La publication officielle presque en catimini des premiers résultats intermédiaires de l’étude Internationale Interphone du Centre International Recherche sur le Cancer dépendant de l’OMS apporte la confirmation de l’augmentation des cas de cancers liés à l’utilisation des téléphones mobiles.

L’étude épidémiologique internationale a regroupé 13 pays (Allemagne, Australie, Canada, Danemark, Finlande, France, Israël, Italie, Japon, Norvège, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni, Suède) qui ont utilisé le même protocole afin d’étudier la relation possible des tumeurs avec les irradiations des hyperfréquences micro-ondes liées à l’utilisation du téléphone mobile.

Ces tumeurs sont principalement les neurinomes de l’acoustique, méningiomes, gliomes, tumeurs de la glande parotide, etc.

Globalement la publication des premiers résultats confirme l’augmentation significative et avérée des tumeurs.

Pour la tumeur la plus répandue, le neurinome de l’acoustique, l’analyse globale des résultats du Royaume Uni et des pays Scandinaves met en évidence un risque significativement accru du côté de l’utilisation du téléphone mobile, ceci pour une période de 10 ans et plus.

Pareillement pour les tumeurs de types gliomes, il est dégagé globalement et significativement un risque accru du côté de la tête des utilisateurs de téléphones mobiles sur une période de 10 ans et plus.

En ce qui concerne les méningiomes, les résultats de l’étude internationale sont plus mitigés, notamment parce que l’insuffisance de la cohorte en corrélation avec un usage intensif du téléphone mobile ne permet pas d’apporter de conclusions définitives sur l’augmentation significative de ce type de tumeurs.

Pour les tumeurs de la glande parotide, les résultats de l’étude israélienne, ont mis en évidence une augmentation avec l’utilisation intensive du téléphone Mobile.

Martine Hours confirme que : « Ces « plus gros consommateurs » comprennent des utilisateurs de téléphone mobile depuis plus de 46 mois, les personnes ayant déjà utilisé en 2001 plus de deux téléphones mobiles ou cumulé plus de 260 heures de conversation et ceux qui parlent plus de cinq minutes par appel » : ce qui veut dire en d’autre termes plus clairs que la quasi totalité des utilisateurs de téléphones mobiles rentrent dans la catégorie dite des gros utilisateurs telle qu’elle a été définie dans le protocole de la méga étude internationale Interphone du Centre International de Recherche sur le Cancer.

Pour être précis, 260 heures = 15 600 minutes soit 15 600 minutes/46 mois = 11’ 30’’/Jour !

Cette constatation confirme en tout point les propos de Yafa Shir-Raz, dans le dossier : » Les Opérateurs de téléphonie mobile, les Organisations et les Autorités de Santé font tout pour nous cacher la vérité : Le téléphone cellulaire est cause de Cancer.

Le mot code de l’étude Interphone : « Utilisateur régulier » correspond en réalité à « N’utilise quasiment pas le téléphone cellulaire ».

En fonction de ces premières conclusions officielles, les autorités sanitaires et les opérateurs de téléphonies mobiles ne pourront donc plus affirmer en se référant à l’OMS que l’utilisation du téléphone mobile n’est pas nocive pour la santé humaine.

En conséquence Next-up organisation demande que des mesures de prévention concernant l’usage du téléphone mobile soient immédiatement mises en oeuvre par Madame Roselyne Bachelot, Ministre en charge de la santé. .

12 Propositions et 12 Conseils élémentaires de préventions afin de limiter l’exposition de l’utilisateur aux rayonnements du Téléphone Mobile

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L’exposition aux Bisphénol A et obésité

L’équipe du professeur Ana Sotto la »Tufts University School of Medicine » publie une étude sur les liens entre le BPA et l’obésité.

Les études in vitro montrent une différentiation des adipocytes, une accumulation lipidique,une action sur le transport du glucose et la sécrétion de l’adiponectine. Les études in vivo montrent une relation dose-dépendance sur le poids .

Source : Bisphenol A: Perinatal exposure and body weight.
Rubin BS, Soto A M. Mol Cell Endocrinol. 2009 May 25;304(1-2):55-62.

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Bisphenol A at Low Nanomolar Doses Confers Chemoresistance in Estrogen Receptor-α–Positive and –Negative Breast Cancer Cells

Elizabeth W. LaPensee, Traci R. Tuttle, Sejal R. Fox, and Nira Ben-Jonathan
Department of Cancer and Cell Biology, University of Cincinnati, Cincinnati, Ohio, USA

Conclusion:Bpa at environmententally relevant doses reduces the efficacy of chemotherapeutic agents.These data provide considerable support to th accumulating evidence that BPA is hazanlous to human health.

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Cancer de la prostate : dépister ou ne pas dépister, that is the question !

Par le Dr Anastasia Roublev

Le dosage des PSA (Prostate-Specific-Antigen) a été mis au point en 1988. Depuis cette date cet examen a été de plus en plus souvent utilisé dans le monde pour le dépistage du cancer de la prostate (KP) chez les hommes de plus de 50 ans. Aujourd’hui, aux Etats-Unis, plus de la moitié de la population masculine au-delà de cet âge se soumet à ce dépistage régulier, isolé ou associé au toucher rectal. Mais, paradoxalement, ce dépistage s’est rapidement répandu sans que son intérêt en terme de mortalité n’ait été démontré par aucune étude méthodologiquement incontestable. En effet si le dosage systématique des PSA doit bien permettre un diagnostic plus précoce des KP, rien ne prouve, jusqu’ici, que cette précocité se traduise en allongement de la durée de vie. De plus certains estiment même que la balance bénéfice risque du dépistage est négative du fait des effets secondaires liés aux examens à visée diagnostique (biopsies) et surtout aux traitements de KP qui sans le dépistage n’aurait peut-être pas fait parler d’eux.

76 000 hommes de plus de 55 ans suivis durant 7 ans.
Cette incertitude a conduit à des divergences dans les recommandations des Sociétés savantes ou des autorités de santé en particulier aux Etats-Unis. Ainsi l’American Urological Association et l’American Cancer Society optent pour un dépistage systématique tandis que tout récemment l’US Preventive Services Task Force s’est prononcée contre ce dépistage.

Le New England Journal of Medicine publie aujourd’hui les résultats à long terme de deux études randomisées de très grande ampleur sur ce thème qui étaient destinées à trancher le débat.

Le travail américain, qui est la branche « prostatique » de l’essai PLCO (pour Prostate, Lung, Colorectal and Ovarian Cancer Screening Trial) est le plus homogène (1). En synthèse 76 693 hommes américains de 55 à 74 ans ont été randomisés entre un dépistage systématique et une prise en charge usuelle. Dans le premier groupe un dosage de PSA était proposé tous les ans durant 6 ans et un toucher rectal annuel durant 4 ans. En cas de suspicion de KP (toucher rectal positif ou PSA supérieur à 4 ng/ml) des examens complémentaires (biopsies notamment) étaient pratiqués en accord avec le malade. Dans le groupe contrôle, un dépistage était possible sans être recommandé. L’observance a été bonne dans le groupe dépistage avec 85 % des dosages réalisés. Dans le groupe contrôle le pourcentage de dosage des PSA est passé de 40 % la première année à 52 % la sixième (il ne s’agit donc pas d’une population vierge de tout dépistage).

Plus de cancers dépistés mais une mortalité identique.
Après 7 ans de suivi 2 820 KP ont été diagnostiqués dans le groupe dépistage et 2 322 dans le groupe contrôle soit 22 % de plus avec un intervalle de confiance à 95 % (IC95) entre 16 et 29 %. Le stade tumoral au diagnostic était comparable dans les deux groupes mais le pourcentage de KP ayant un score de Gleason entre 8 et 10 était plus élevé dans le groupe contrôle. Mais malgré ce nombre de diagnostics plus important, la mortalité par KP a été similaire dans les deux groupes : 50 décès dans le groupe dépistage et 44 dans le groupe contrôle (NS). Les données à 10 ans, qui sont complètes pour 67 % des sujets, donnent des résultats similaires.

Des complications liées aux biopsies ont été à déplorer dans 68 cas pour 10 000 (infection, hémorragie, thrombose, troubles urinaires).

Comment interpréter ces résultats ?
Plusieurs explications (favorables au dépistage) peuvent être avancées pour expliquer cette absence d’avantage en terme de mortalité par KP : le seuil de 4 ng/ml de PSA est peut être trop élevé, l’effet favorable du dépistage a pu être masqué en partie par le nombre élevé de sujets bénéficiant d’un dosage de PSA dans le groupe contrôle, l’amélioration des traitements du KP au fil des années a pu gommer une différence éventuelle de mortalité, un suivi plus prolongé pourrait mettre en évidence un intérêt du dépistage comme le laisse espérer la diminution des diagnostics de KP de grade Gleason élevé. Mais il est également possible que le dépistage n’ait effectivement pas d’intérêt en terme de mortalité et que dans ces conditions les risques supplémentaires induits par le dépistage inhérents aux surdiagnostics, aux biopsies et aux traitements (incontinence, dysfonction érectile) conduisent à ce que la balance bénéfice-risque du dépistage soit négative.

Etude européenne : une mortalité diminuée mais trop de surdiagnostics.
L’étude européenne publiée dans le même numéro du New England Journal of Medicine avait une méthodologie moins homogène et globalement un peu différente (dosage de PSA tous les 4 ans notamment) (2). Elle a inclus dans plusieurs pays du continent 162 243 hommes de 55 à 69 ans. Après un suivi médian de 9 ans, l’incidence du KP a été de 8,2 % dans le groupe dépistage et de 4,8 % dans le groupe contrôle. Mais contrairement à ce qui a été observé dans l’essai américain, 112 décès par KP de moins ont été dénombrés dans le groupe dépistage soit une baisse de la mortalité relative par KP de 20 %. En d’autres termes 1 410 hommes ont dû être dépistés et 48 traités pour prévenir une mort par KP. La question de savoir si cet avantage en terme de mortalité contrebalance les complications et la perturbation de la qualité de vie inhérentes aux très fréquents surdiagnotics n’est pas tranchée par les promoteurs de l’étude.

Que faire en pratique ?
Quant à l’éditorialiste du New England Journal of Medicine, à la lecture critique de ces deux études, il conclut que le dépistage n’a au mieux qu’un effet modeste sur la mortalité tout en entraînant à coup sûr des effets secondaires graves liés à des surdiagnostics ce qui implique, pour l’instant, une grande prudence dans l’établissement de recommandations (3).

Notre point de vue sur le dépistage sera peut-être modifiée lorsqu’il sera possible de déterminer de façon simple quels seront les KP dépistés qui vont rester quiescents et ne nécessitent donc pas de traitement agressif et quels sont ceux qui sont évolutifs et pour lesquels une prise en charge médicochirurgicale apportera un « plus » réel. Dans cette attente et dans celle des résultats à plus long terme de ces études et d’autres essais en cours, le choix du dépistage doit peut-être résulter d’un débat éclairé entre le praticien et chacun de ses patients et non de l’obéissance à un dogme.

1) Andriole G.L. et coll. : Mortality results from a randomized prostate-cancer screening trial. N Engl J Med 2009; 360: 1310-1319.
2) Schröder F.H. et coll.: Screening and prostate-cancer mortality in a randomized european study. N Engl J Med 2009; 360: 1320-1328.
3) Barry M.J.: Screening for and prostate cancer. The controversy that refuses to die. N Engl J Med 2009; 360: 1351-1354.

Un important progrès technologique laisse envisager un diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer

Technique qui permet de détecter un biomarqueur sanguin potentiel de la maladie d’Alzheimer.

Plusieurs chercheurs de l’Université McGill et de l’Institut Lady Davis pour la recherche médicale associé à l’Hôpital général juif (HGJ) de Montréal ont découvert une nouvelle technique de diagnostic qui pourrait simplifier la détection de la maladie d’Alzheimer. Le résultat de leur étude a été publiés le 8 juin dans le Journal of Alzheimer’s Disease.

Il n’existe actuellement aucun test accepté pour détecter la maladie d’Alzheimer, et le diagnostic dépend habituellement d’évaluations très coûteuses et intensives en neurologie, neuropsychologie et neuro-imagerie.

Le Dr Hyman Schipper et ses collègues de l’Institut Lady Davis et de l’Université McGill ont utilisé une nouvelle technique minimalement invasive appelée biospectroscopie proche infrarouge pour identifier les modifications dans le plasma sanguin des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Ces modifications sont détectables très tôt après qu’elles se soient produites, peut-être même pendant les phases pré-cliniques de la maladie.

La biospectroscopie est l’équivalent médical de la spectroscopie, la science de la détection de la composition des substances qui utilise la lumière ou d’autres formes d’énergie. Lors d’une spectroscopie proche infrarouge, différentes substances émettent ou réfléchissent de la lumière selon des longueurs d’ondes spécifiques détectables.

Lors de cette étude, le Dr Schipper et son collègue, le Dr David Burns, chef du laboratoire biomédical de l’Université McGill pour l’informatique, l’imagerie et la spectroscopie au Département de chimie, ont appliqué une lumière proche infrarouge à des échantillons de plasma sanguin prélevés sur des patients souffrant de démence précoce et de déclin cognitif léger, un état intermédiaire entre la cognition normale et la démence, et sur des sujets de contrôle âgés, en bonne santé. Les tests se sont déroulés à la Clinique de la mémoire de l’Hôpital général juif et de l’Université McGill. En utilisant cette technique, les chercheurs ont pu différencier les cas d’Alzheimer des sujets de contrôle en santé

avec une sensibilité de 80 pour cent (identification juste des patients atteints de la maladie) et une spécificité de 77 pour cent (identification juste des personnes non atteintes). Un nombre significatif de sujets atteints de déclin cognitif léger ont été testés positivement au sein du groupe de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, ce qui indique que le test pourrait être capable de détecter la maladie d’Alzheimer avant même que les symptômes des patients n’atteignent les critères cliniques de la démence.

David H. Burns, Scott Rosendahl, Dirk Bandilla, Olivier C. Maes, Howard M. Chertkow, Hyman M. Schipper (Communicated by Othman Ghribi).

Abstract: There are currently no accepted blood-based biomarkers of sporadic Alzheimer’s disease (AD). Augmented oxidative stress has been implicated in both neural and peripheral AD tissues. In this study, we determined whether short-wavelength near-infrared (NIR) spectrophotometry of blood plasma differentiates mild sporadic AD from normal aging. NIR analysis was conducted on 75 µl plasma samples from 19 AD, 27 amnestic MCI, and 17 normal elderly control (NEC) persons using an optical fiber-coupled, holographic grating-based NIR spectrograph. Five spectral bands associated with heme, R-CH, R-OH, H2O, and R-NH functional groups, were sensitive to oxidative modification in pre-clinical studies and were pre-selected to develop a logistic regression model for sample classification. This model differentiated AD from NEC samples with a sensitivity of 80% and specificity of 77%. Fifteen and twelve MCI patients were classified with the NEC and AD groups, respectively. The spectra were not influenced by age, gender, exposure to cholinesterase inhibitors or vitamin E, or sample storage time. The NIR data further implicate oxidative stress in the systemic pathophysiology of sporadic AD and differentiate mild (and possibly pre-clinical) AD from NEC individuals with moderate-high accuracy. The procedure is minimally-invasive, rapid, relatively-inexpensive, and may provide a useful biological marker of sporadic AD.

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L’épaisseur de la matière grise : un témoin précoce de la maladie d’Alzheimer

Elaborer un outil utilisable par le clinicien pour le diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer est un défi de taille. L’équipe de Pierre Celsis au sein de l’Unité 825 « Imagerie cérébrale et handicaps neurologiques » de l’Inserm à Toulouse vient de mettre au point une technique rapide et simple à partir de l’IRM.

Cette technique pourra de plus être adaptée pour le diagnostic d’autres maladies du cerveau.Ces travaux sont publiés dans la revue Brain. Le problème est connu depuis plusieurs années. Lorsque les chercheurs essaient de repérer de manière précoce la maladie d’Alzheimer à partir d’images du cerveau, la variabilité entre individus est trop importante pour dégager des règles simples de détection. Ainsi, le volume de l’hippocampe, zone privilégiée de la mémoire et principale zone lésée par la maladie, peut être, paradoxalement, plus petit chez un individu sain que chez un patient. Cette mesure étant donc trop imprécise, les chercheurs de l’équipe de Pierre Celsis ont étudié un autre critère : l’épaisseur corticale. Le cortex ou substance grise (cf image) contient les cellules nerveuses ou neurones qui sous-tendent les fonctions cognitives, sensorielles et motrices. Contrairement au volume de l’hippocampe, l’épaisseur du cortex varie peu entre les individus. La maladie d’Alzheimer affectant certaines zones corticales plus que d’autres, l’équipe a déterminé celles étant les plus sensibles à la maladie. La mesure de l’épaisseur moyenne de celles-ci permet de prédire si le patient examiné évoluera dans un futur proche vers une maladie d’Alzheimer. Les données utilisées proviennent d’une vaste cohorte américaine dont les sujets, suivis pendant deux ans et présentant des troubles légers de la mémoire, sont susceptibles d’évoluer, pour une proportion impossible à déterminer au départ, vers une maladie d’Alzheimer. Les travaux des chercheurs de l’Inserm ont permis de montrer que la mesure de l’épaisseur corticale à partir de l’examen IRM pratiqué à l’entrée prédit correctement trois fois sur quatre (76 % de prédictions exactes) l’évolution du patient dans les deux ans. Comme il est probable qu’au cours d’une période de suivi plus longue, davantage de patients «suspects» évoluent vers la maladie, le test offre vraisemblablement un pouvoir de prédiction encore meilleur à plus long terme. L’apport de la technique proposée est particulièrement important chez les patients ayant un haut niveau d’éducation car, chez ceux-ci, la «réserve cognitive» masque longtemps la progression de la maladie. La méthode proposée permet de détecter plus précocement ces patients.

Le logiciel développé par les chercheurs doit être maintenant validé par une large étude en population générale à partir des images fournies par des appareils d’IRM soigneusement réglés. Il pourra alors indiquer au médecin, en moins de 20 minutes, si le patient est hautement susceptible ou non de développer une maladie d’Alzheimer dans les mois ou années qui suivent. Pour Pierre Celsis «Cette information aidera le médecin à déterminer les modalités de suivi et de prise en charge de son patient, en relation avec son environnement familial.»
Finalement, en modifiant les zones corticales prises en compte dans le calcul de l’épaisseur, l’équipe Inserm espère pouvoir adapter cette technique à d’autres pathologies touchant le cortex. Des démences autres ou des pathologies altérant la substance grise pourraient elles aussi bénéficier d’un diagnostic plus précoce, d’un meilleur suivi et à terme, de traitements plus efficaces aux stades précoces voire même avant que la maladie ne se manifeste.

Olivier Querbes,1,2 Florent Aubry,1,2 Jérémie Pariente,1,2,3 Jean-Albert Lotterie,1,2,3 Jean-François Démonet,1,2,3 Véronique Duret,1 Michèle Puel,1,2,3 Isabelle Berry,1,2,3 Jean-Claude Fort,4,5 Pierre Celsis1,2,3, The Alzheimer’s Disease Neuroimaging Initiative

lien pour étude complète
lien pour communiqué de l’inserm mai 2009

Le vin pourrait-il protéger contre la maladie d Alzheimer ?

Le quotidien souligne que « la brochure de l’Institut national du cancer (Inca) indiquait il y a quelques mois que la consommation quotidienne d’un seul verre de vin augmentait un peu le risque de cancer, une nouvelle étude insiste sur le fait que cette même consommation modérée réduit la probabilité d’être victime de la maladie d’Alzheimer ».

Cette publication présentée lors d’un congrès d’experts à Vienne, en Autriche, consacré à ­cette maladie neurodégénérative «s’appuie sur une enquête menée auprès de 3 079 sujets âgés de 75 ans et plus.»

Kaycee Sink, l’un des auteurs de l’étude, effectuée par l’université américaine Wake Forest de Winston-Salem en Caroline du Nord, explique que «ces personnes ont été observées pendant six ans et ont été priées de noter précisément leur consommation d’alcool. Puis elles ont été réparties en quatre catégories : nul alcool, entre un et sept verres d’alcool par semaine, huit à quatorze verres et plus de quatorze verres consommés sur la même période.»

«Après examen des patients tous les six mois, il est apparu que parmi les personnes qui se limitaient à un ou deux verres d’alcool, surtout du vin, par jour, le risque d’être atteint de la maladie d’Alzheimer était réduit de 37 %.»
En revanche, le Figaro relève que «parmi les personnes présentant déjà des troubles mineurs de la mémoire et qui ont consommé plus de 14 verres par semaine, le risque d’Alzheimer était jusqu’à deux fois plus élevé que parmi les personnes s’abstenant de boire quelque alcool que ce soit.»

Source: Le Figaro du 05/08/2009

A Potential Role of the Curry Spice Curcumin in Alzheimer’s Disease

There is substantial in-vitro data indicating that curcumin has antioxidant, anti-inflammatory, and anti-amyloid activity. In addition, studies in animal models of Alzheimer’s disease (AD) indicate a direct effect of curcumin in decreasing the amyloid pathology of AD. As the widespread use of curcumin as a food additive and relatively small short-term studies in humans suggest safety, curcumin is a promising agent in the treatment and/or prevention of AD.

Nonetheless, important information regarding curcumin bioavailability, safety and tolerability, particularly in an elderly population is lacking. We are therefore performing a study of curcumin in patients with AD to gather this information in addition to data on the effect of curcumin on biomarkers of AD pathology.

lien Pub Med:Etude complète

John M. Ringman,1* Sally A. Frautschy,2 Gregory M. Cole,2 Donna L. Masterman,3 and Jeffrey L. Cummings1,4
1 University of California, Los Angeles, Dept. of Neurology, Alzheimer’s Disease Research Center, Los Angeles, CA,
2 University of California, Los Angeles, Dept. of Medicine and the Greater Los Angeles VA Healthcare System, Geriatric Research, Education, and Clinical Center, Sepulveda, CA,
3 Amgen, Inc., Thousand Oaks, CA,
4 University of California, Los Angeles, Dept. of Psychiatry and Biobehavioral Sciences, Los Angeles, CA, USA
*Address correspondence to this author at the UCLA Dept. of Neurology, Alzheimer’s Disease Research Center, 710 Westwood Plaza, Suite 2-238, Los Angeles, CA 90095-1769, USA; Tel: (310)-206-2867; Fax: (310)-206-5287; Email: jringman@mednet.ucla.edu

Le sucre est il une drogue ?

Par Ghislaine Gerber
Conférencière et formatrice en phytonutrition, elle participe depuis plus de vingt ans à de nombreuses recherches en nutrition dans une vingtaine de pays.

Depuis plusieurs décennies, la consommation de sucre a continuellement augmenté et s’est accélérée encore au cours de ces dernières années. Les services de santé des différents pays occidentaux tirent la sonnette d’alarme sur le développement de l’obésité et des diabètes qui apparaissent désormais chez des sujets de plus en plus jeunes.

Pratiquement inconnue il y a vingt ou trente ans, l’obésité des enfants et des adolescents est la conséquence très inquiétante du grignotage et de la sédentarité. Incité à la consommation de friandises, de sodas et autres boissons lactées fortement sucrées, le jeune public des medias est bercé par les sirènes de l’industrie agro alimentaire.

Une quête instinctive de douceur.
Outre le fait qu’il agresse l’estomac et entretient les fermentations intestinales lorsqu’il est consommé en excès, le sucre serait-il devenu une véritable drogue comme le tabac, le café ou l’alcool ? La consommation importante de sucre semble bien montrer les mêmes signes de dépendance. Dès 1980, le Dr A. Hoffer affirmait que cette sensation de manque serait presque aussi forte que pour n’importe quelle autre drogue.

Le sucre est certes indispensable à la vitalité générale. Le nourrisson l’associe au plaisir, à la douceur, car cette saveur sucrée qu’il recherche est celle du lactose du lait maternel, mais qui est un sucre bien différent du saccharose industriel. Les industriels jouent sur cette quête instinctive de douceur persistant chez l’adulte, afin de mieux vendre leurs produits mais apportent plus de mauvais sucres que de bons sucres complets qui seraient moins nocifs à l’organisme. C’est ainsi que les sucres raffinés sont devenus omniprésents dans la plupart des produits de consommation.

Saponines et peptides de Momordica à la rescousse.
Cultivé dans les zones tropicales d’Asie, d’Inde et d’Amérique du Sud comme aliment et produit de santé de très longue tradition, le Momordica, de la famille des Cucurbitacae se situe à mi-chemin de la courge oblongue et du concombre. Ce fruit est apprécié de longue date dans les plats traditionnels, tant en Asie, qu’en Amazonie, aux Caraïbes et dans la plupart des DOM-TOM pour sa saveur amère particulière.
Le Momordica bénéficie également d’une longue histoire d’utilisation par les tradipraticiens d’Inde comme en témoignent les ouvrages concernant la nutrition dans l’Ayur Veda, ainsi que par les chamanes d’Amazonie et du Pérou. Ce fruit contient un grand nombre de nutriments et de micro-nutriments notamment des principes amers, des triterpènes, des saponines, des protéines, des enzymes, des minéraux, des polysaccharides…
Les saponines et peptides, mais aussi les extraits totaux de la pulpe du Momordica, ont fait l’objet d’un grand nombre d’études in vivo pour leur intérêt nutritionnel dans le maintien d’un bon équilibre du glucose. Ces études ont notamment montré que ces nutriments participent naturellement à la bonne assimilation du glucose dans les cellules afin que celui-ci ne reste pas inutilisé et en excès dans le sang. Le Momordica optimise la tolérance au glucose face aux excès alimentaires en sucreries (sodas, friandises, grignotage). Le glucose est certes source d’énergie pour nos cellules, mais consommé en excès, il peut provoquer de sévères agressions cellulaires. Les aliments amers ont été consommés de tout temps dans de nombreuses traditions pour contre-balancer les excès de sucres. Le Momordica fait partie de ces aliments amers par excellence et on le retrouve dans la préparation de sauces aigre douces, dans les préparations de caris indiens, de potages chinois, etc… Le Momordica tient également une part importante dans l’alimentation des habitants de l’ïle d’Okinawa au Japon, où même si ce n’est pas le seul facteur de santé, la population est une des rares du globe qui compte le plus de centenaires en bonne santé.

C’est la pulpe du fruit, sans les graines, que l’on peut utiliser en alimentation ou dans la préparation d’extraits totaux, concentrant ainsi l’ensemble de ses principes amers et autres nutriments disponibles. Les graines et les feuilles ne sont pas recommandées en alimentation ni en supplémentation nutritionnelle. Les nutriments les plus utiles du Momordica sont réunis dans la pulpe du fruit. Les feuilles et les graines contiennent des alcaloïdes qui les destinent à d’autres usages non alimentaires.

Activités anti inflammatoires chémopréventives de la curcumine et autres phytocomposés (resvératrol et gingérol) dans les cellules de la prostate.

Comme l’inflammation apparaît comme un facteur de risque dans le cancer de la prostate (PCa), il existe un potentiel dans la chémoprevention par des substances anti-inflammatoires. Des phytocomposés diététiques ont montré des propriétés chémopréventives qui pourraient inclure des propriétés anti-inflammatoires.

Dans cette étude, nous avons démontré le rôle des protéines kinases (MKP5) dans les activités anti inflammatoires des phytocomposés curcumine (curcuma), resveratrol (raisin) et [6]-gingerol (gingembre). La Curcumine, phytocomposé de l’épice curcuma a régulé positivement la protéine kinase MKP5, a diminué de façon significative les réactions pro inflammatoires induites par la protéine p38 dans les cellules épithéliales prostatiques normales. Le Resveratrol et le [6]-Gingerol, phytocomposés présents respectivement dans le vin rouge et dans le gingembre ont aussi régulé de façon positive la MKP5 dans les cellules épithéliales prostatiques normales. De plus, nous avons trouvé que les cultures cellulaires tumorales PCa DU 145, PC-3, LNCaP et LAPC-4 ont permis de maintenir la capacité de réguler positivement les MKP5 suite à l’administration de curcumine, resveratrol et [6]-gingerol, suggérant l’utilité de ces phytocomposés dans le traitement du cancer de la prostate PCa. En résumé, nous avons montré l’activité anti inflammatoire directe des MKP5 dans les cellules de la prostate et suggéré que la régulation positive des MKP5 par les phytocomposés étudiés pourrait contribuer à leur action chémopréventive en diminuant l’inflammation prostatique.

Nonn L, Duong D, Peehl DM.Department of Urology, Stanford University, Stanford, CA 94305-5118, USA. Carcinogenesis. 2007 Jun;28(6):1188-96. Epub 2006 Dec

Les graines de lin, c’est bon pour la prostate !

Par Destination Santé

Le fait de consommer des graines de lin en quantités importantes est-il bon pour la prostate ? En tout cas, il semblerait bien que cela permette de ralentir l’évolution du cancer qui peut l’affecter, et qui est le plus fréquent des cancers masculins.

Au 43ème congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) de Chicago, le Pr Wendy Demark-Wahnefried (Duke University Medical Center, Etats-unis) a rendu compte d’une étude qui paraît ouvrir des perspectives intéressantes. L’idée de départ, c’est la relation éventuelle entre la richesse des graines de lin en acides gras de type oméga 3 et la capacité, prêtée à ces derniers, de réduire la prolifération cellulaire. C’est aussi le fait que ces graines sont extrêmement riches en lignane, une substance connue pour se lier aux hormones sexuelles – testostérone et oestrogènes – et dont il est envisagé qu’elle puisse contrecarrer leurs effets stimulants sur le cancer prostatique.

Eh bien les résultats obtenus, au terme d’une étude multicentrique randomisée de phase II – excusez du peu ! – méritent l’attention. Au total, 161 hommes atteints de cancers prostatiques ont été répartis en 4 groupes : un groupe témoin, un autre qui a consommé 30 g de graines de lin par jour, un troisième qui a simplement réduit sa consommation de graisses et un quatrième enfin, qui a cumulé les prescriptions des deux précédents.

Après 30 jours de ce régime, les prostates des messieurs ont été retirées chirurgicalement – c’était prévu de toutes manières ! – et soigneusement analysées. Il en est ressorti que dans les deux groupes qui avaient consommé des graines de lin, la multiplication des cellules tumorales avait été réduite de 30 % à 40 %. Ce qui n’est pas rien. D’autres études vont être entreprises avec des approches encore plus fines, mais le résultat est d’ores et déjà jugé digne d’intérêt.

Source : American Society of Clinical Oncology (ASCO), 1-5 juin 2007