ACTION VEINOTONIQUE DE L’AESCINE DU MARRON D’INDE

marronnierAfin de mieux comprendre le mécanisme des veinotoniques, les chercheurs se sont penchés sur le mécanisme de l’insuffisance veineuse chronique, suggérant que son origine proviendrait d’une activation de l’endothélium pendant la phase de stase veineuse.

Arnould et coll. (Effect of aescine on hypoxia-induced activation of human endothelial cells. Eur. J. Pharmacol.) ont étudié en 1996 un  phlébotonique  dans un modèle in vitro imitant des cellules endothéliales en situation d’hypoxie pendant 120 minutes. Il a été montré que l’aescine du marron d’Inde (à des doses allant de 100 à 750 ng/ml) inhibe deux étapes importantes de l’activation de l’endothélium:par une augmentation du taux d’ATP (qui est le point de départ de la cascade d’activation de l’endothélium), et par une diminution de la phospholipase A2, libératrice des précurseurs des médiateurs inflammatoires.

De plus, des observations au microscope électronique à balayage ont pu confirmer une diminution de l’adhérence des neutrophiles.

Ces trois mécanismes expliquent en partie le mécanisme préventif de l’aescine.

L’aescine a également la capacité d’inhiber l’activité hyaluronidase (FACINO R.M., & coll. (1995) Anti-elastase and anti-hyaluronidase activities of saponins and sapogenins from Hedera helix, Aesculus hippocastanum , and Ruscus aculeatus : factors contributing to their efficacy in the treatment of venous insufficiency . Arch. Pharmacol.); cette enzyme est impliquée dans la dégradation des protéoglycanes (constituants importants de l’endothélium capillaire) et des constituants de la matrice extra-vasculaire. L’aescine peut ainsi modifier l’équilibre cellulaire entre la synthèse et la dégradation des protéoglycanes favorisant leur synthèe et permettant ainsi de renforcer la paroi du capillaire et de diminuer les fuites qui forment les œdèmes.

En 1996, The Lancet a décrit les effets bénéfiques du  marronnier d’Inde sur des personnes atteintes d’insuffisance veineuse chronique. L’étude, qui impliquait 240 patients, a démontré que l’extrait de marronnier d’Inde  était presqu’aussi efficace que des bas de compression. On avait divisé le groupe en trois : un sous-groupe recevant le placebo, un autre ayant recours aux bas de compression, un troisième prenant l’extrait de marronnier d’Inde. Tous les participants souffraient d’insuffisance veineuse chronique  depuis un an au moins et plus de la moitié d’entre eux en étaient affectés depuis cinq années. Au bout de 12 semaines, le volume de la partie inférieure de la jambe avait diminué en moyenne de 46,7 mm avec les bas et de 43,8 mm avec l’extrait de marronnier d’Inde. Les personnes recevant le placebo présentaient une augmentation moyenne de  9,8 mm. Selon les chercheurs : « L’extrait de marronnier d’Inde constitue un remplacement de la compression pour les patients qui souffrent d’oedème résultant d’une insuffisance veineuse chronique. »

En 2001 Ottillinger et Greeske (Rational therapy of chronic venous insufficiency–chances and limits of the therapeutic use of horse-chestnut seeds extract.BMC Cardiovasc. Disord.) ont comparé des patients atteints d’insuffisance veineuse chronique débutante (stade I) et avancée (stades II et III). Dans les deux cas, des extraits de graines de marronnier d’Inde et de compression mécanique a été comparée au placebo.

Dans le cas d’insuffisance veineuse chronique débutante, la compression et l’extrait de graines ont un effet bénéfique par rapport au placebo. On notera que les deux techniques sont équivalentes quant à la réduction de l’œdème. Dans le cas d’insuffisance veineuse chronique avancée, seule la compression veineuse est supérieure au placebo ; ce phénomène est expliqué par la capacité des extraits de marrons d’Inde à combler les lacunes intercellulaires présents dans l’endothélium des veinules. Au début de l’insuffisance veineuse, ce traitement est approprié et permet de protéger les veinules. Dans le cas d’insuffisance veineuse chronique avancée, l’ouverture de ces lacunes entraîne un œdème, une thrombose locale. En conséquence, l’inflammation produite maintient ces lacunes ouvertes et un processus de maladie chronique se met en place; la démarche phyto nutritionnelle avec l’extrait de marronnier d’Inde n’est alors plus efficace et la suite relève alors de la médecine.

En 2010, Felixsson et coll. étudiant l’action veinotonique des graines et de l’écorce du marronnier d’Inde, ont montré in vitro qu’une concentration dose- dépendante d’extrait de marronnier d’Inde contracte à la fois les veines et les artères mésentériques bovines (les veines restant les plus sensibles à cette contraction). Les auteurs inhibent cette contraction par un antagoniste du récepteur 5-HT2A (Horse Chestnut Extract Contracts BovineVessels and Affects Human Platelet Aggregation Through5-HT2A Receptors: An In Vitro Study. Phytother. Res.)

En revanche, il n’y a pas eu d’effet sur la contraction des veines et des artères lorsqu’on ajoute l’indométacine (inhibiteur de la cyclooxygénase), la prazosine (antagoniste des récepteurs alpha

1)ou la saralasine (antagoniste du récepteur à l’angiotensine AT1). De plus, l’agrégation plaquettaire induite par l’ADP a été significativement réduite par l’extrait de marronnier d’Inde.

En conclusion de cette étude, la contraction des veines et des artères par les extraits du marronnier d’Inde est en partie médiée par le récepteur 5-HT2A

Action d’Aesculus hippocastanum sur les hémorroïdes

Une étude en double-aveugle visant à évaluer l’efficacité de l’aescine sur les symptômes hémorroïdaires aigus a concerné 80 patients versus placebo. Le traitement administré était de 40 mg d’aescine par voie orale, trois fois par jour pendant deux mois.

L’efficacité a été évaluée sur l’avis subjectif du patient, la gravité des symptômes et l’examen endoscopique. Les résultats sont regroupés dans le tableau suivant  et l’étude a montré que L’amélioration des symptômes a été rapportée en moyenne après 6 jours de traitement et les signes endoscopiques d’amélioration ont été enregistrés après 2 semaines.

tableau etude marron inde

Innocuité et dosage :

. La monographie du marronnier d’Inde publiée par la Commission allemande E ne mentionne aucune contre-indication, aucune interaction avec d’autres médicaments ni de restriction d’emploi durant la grossesse ou la lactation. L’arrêté français relatif à l’usage des plantes dans les compléments alimentaires n’indique pas de restriction à son usage pour des groupes particuliers dès lors que les taux d’aescine et d’esculine sont surveillés. d’autres sources sont plus conservatrices par mesure de précaution. « Le marronnier d’Inde devrait être évité par les patients sous traitement anticoagulant, ou atteints d’altération rénale ou hépatique…Vu les propriétés des constituants du marronnier d’Inde, il est préférable de l’éviter durant la grossesse et chez les personnes ayant un système hépatodigestif fragile. D’une façon générale il est préférable de fractionner les prises plutôt que d’ingérer la totalité de la dose journalière en une seule prise.

 

La liste européenne BelFrIt ( entre les administrations de Belgique France, Italie,) vise à harmoniser les positions réglementaires relatives à l’usage des plantes dans des compléments alimentaires dans les différents pays de l’Union, liste sur laquelle ces 3 pays se sont déjà prononcés, indique pour la graine de marron d’inde une surveillance des taux d’aescine, notent l’absence d’esculine deè lors que la graine est utilisée (et non les autres parties de la plante) et recommandent simplement de ne pas recommander son usage aux personnes sous traitement anticoagulant.

La consommation de poudre de graines de marrons crues , ni cuites ni extraites n’est pas recommandée car elle pourrait contenir des substances toxiques qui sont en revanche neutralisées lors de l’extraction ou de la cuisson de ces graines pour la préparation de compléments alimentaires ou de préparations à base d’extraits de plantes titrés. C’est pourquoi la préparation d’extraits obtenus à l’eau bouillante et à l’ethanol, standardisés en aescine et appauvris en esculine (impliquée dans ces réactions), constitue  la façon la plus sécurisée de profiter de tous les bienfaits traditionnellement reconnus du marron d’inde pour les veines sans ses inconvénients.

La synergie d’extrait de marron d’inde titré en aescine avec d’autres plantes telles que l’extrait de petit houx et la feuille d’hamamélis permet des complémentarités d’actions par les flavonoïdes, glycosides et autres substances naturelles ainsi apportées et permettent une action en douceur pour une tolérance optimale. L’extrait de marron d’Inde  standardisé à 20 % d’aescine et appauvri en esculine indésirable, synergisé en extrait de petit houx ( fragon) titré en ruscogenine, grand protecteur veineux également et en feuilles d’hamamélis traditionnellement utilisée également pour la tonicité veineuse constitue une synergie optimale. L’extrait standardisé du marron d’Inde renforce de façon plus efficace la tonicité des parois veineuses que des extraits non suffisamment titrés en aescine et saponines . Il convient d’apporter 75 mg à 80 mg de ces saponines aescine par jour pour obtenir un effet sur les capillaires et les varices selon les plus récentes études sans toutefois dépasser ces doses pour une sécurité optimale comme complément alimentaire. Préférez la prise répartie en 2 fois soit environ 40 mg par prise pour une bonne tolérance.

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D’apres les SOURCES  des THESES MARY MC LELLAN  et de CECILE VIEU et autres recherches documentaires

LA CURCUMINE DU CURCUMA ANTIDOTE DE LA POLLUTION AU FLUORURE

curcumine zoomUne nouvelle étude publiée dans le Journal de pharmacognosie, intitulée « La curcumine atténue la neurotoxicité induite par le fluorure, une évidence révélée in vivo », prouve que le fluorure est une substance qui endommage gravement le cerveau, et que par ailleurs, la curcumine du curcuma (ses 3 curcuminoïdes) constitue un agent significatif de protection naturel contre les effets délétères du fluorure sur la santé.

L’étude a été menée par des chercheurs de la Faculté des Sciences de l’Université ML Sukhadia à Udaipur, en Inde, ils ont passé la dernière décennie à étudier les mécanismes par lesquels le fluorure induit des changements neurodégénératifs graves dans le cerveau des mammifères, en particulier dans les cellules de l’hippocampe et le cortex cérébral. [ I] [ ii ] L’étude commence par une description du contexte historique de toxicité significative et généralisée liée au fluorure : » Le Fluor ( F ) est probablement le premier ion inorganique qui ait attiré l’attention du monde scientifique pour ses effets toxiques. Les Rapports des effets sur la santé de l’exposition au fluorure font état d’effets promoteurs dans divers types de cancer, d’effets délétères sur la reproduction, et une augmentation des maladies cardiovasculaires et neurologiques . [ 1,2 ]  » L’étude a porté sur la neurotoxicité induite par le fluorure,l’excitotoxicité  et le stress oxydatif comme les deux principaux moteurs de la neurodégénérescence. Il a été observé que les sujets atteints d’asfluorosis, marbrure de l’émail des dents provoquée par l’exposition excessive au fluorure au cours du développement de la dent, présentent également des états neurodégénératifs associés à une forme de stress oxydant connu comme la peroxydation des lipides L’excès de peroxydation lipidique dans le cerveau peut conduire à une diminution de la teneur totale en phospholipides dans le cerveau. En raison de ces mécanismes bien connus de la neurotoxicité et la neurodégénérescence associée au fluorure, les chercheurs ont identifié des polyphénols primaires dans l’épice curcuma  à savoir trois curcuminoïdes, identifiés comme agents neuroprotecteurs parmi les plus efficaces connus à ce jour. Des recherches antérieures sur la curcumine indique qu’elle agit comme antioxydant de 3 façons différentes en les protégeant contre : 1 ) Oxygène (oxydant) 2 ) Radicaux hyrodxyl 3 )Dommages des radicaux libres superoxydes. En outre, la curcumine semble augmenter la production de glutathion endogène dans le cerveau, un important système de défense antioxydant. Afin d’évaluer les effets neurotoxiques du fluorure et de démontrer le rôle protecteur de la curcumine, les chercheurs ont réparti au hasard des souris en quatre groupes sur 30 jours :

▪   Contrôle ( sans fluor )

▪   Fluorure ( 120 ppm ) dosé en fluorure dans de l’eau potable et de l’eau distillée sans restriction.

▪   Fluorure ( 120 ppm/30 mg / kg de poids corporel ) + curcumine : dose orale de curcumine dissous dans l’huile d’olive avec le fluor dans l’eau potable

▪   La curcumine (30 mg / kg de poids corporel )

Afin de déterminer l’effet du traitement , les chercheurs ont mesuré la teneur en malondialdéhyde (MDA) dans le cerveau des souris traitées. Le MDA est un marqueur bien connu du stress oxydatif = dommages cellulaires. Comme prévu , dans le groupe ayant pris le fluorure ( F ) seul, celui ci a induit des niveaux significativement plus élevés de MDA traités.

Au contraire, Le groupe (F) + curcumine a montré des taux très bas en MDA, démontrant l’activité neuroprotectrice de la curcumine contre la neurotoxicité du fluorure associé.

L’étude a conclu : «Notre étude démontre donc que la dose quotidienne unique de 120 ppm de fluorure présente une augmentation très significative de la LPO [peroxydation lipidique , c’est à dire le rancissement des lipides du cerveau], ainsi que des changements neurodégénératifs dans les noyaux cellulaires des neurones des régions de l’hippocampe. En revanche, la curcumine prise en supplémentation réduit de manière significative l’effet toxique du Fluorure l’amenant à un niveau proche de la normale en augmentant ses défenses antioxydantes  grâce à la propriété des curcuminoïdes du curcuma ;  ceci fournit la preuve du rôle de la curcumine contre le stress oxydatif médié par la neurodégénérescence. « C’est loin d’être la première étude à démontrer les importantes propriétés de la curcumine pour l’amélioration cognitive du cerveau. Du point de vue de la recherche primaire , il y a plus de deux cents études publiées et revues par les pairs dans ce domaine de recherche, indiquant que la curcumine est un agent neuroprotecteur à l’égard de plusieurs types de toxiques ( mercure, aluminium, pesticides, nicotine, etc). Dans notre propre base de données informative sur la curcumine plus de 115 articles prouvent cette affirmation : la curcumine du curcuma protège le cerveau. Considérant les nombreuses « attaques chimiques », auxquelles nous sommes confrontés tous les jours dans notre monde post-industriel, la curcumine du curcuma peut très bien être le plus grand protecteur à l’encontre de ces polluants, avec plus de 600 applications de santé fondées sur des preuves scientifiques. A la condition que cette curcumine soit proposée elle même sous forme d’extraits naturels concentrés, obtenus sans solvants de synthèse, ni nanos, ni autres additifs polluants de type polysorbates ou autres suspectés d’effets délétères sur l’ADN.

[ I] Bhatnagar M , P Rao , Saxena A, Bhatnagar R , P Meena , des changements biochimiques Barbar S. dans le cerveau et d’autres tissus de jeunes femelles adultes de fluorure dans l’eau potable . Fluorure . 2006 ; 39:280-4 . [ Réf liste ]

[ Ii ] Bhatnagar M , P Sukhwal , Suhalka P , Jain A, C Joshi , Sharma D. Effets de fluorure dans l’eau potable dans les neurones NADPH – diaphorase dans le cerveau antérieur de souris : Un mécanisme possible de la neurotoxicité du fluorure . Fluorure . 2011; 44:195-9 .

Chhavi Sharma, Pooja Suhalka, Piyu Sukhwal, Neha Jaiswal, and Maheep Bhatnagar Curcumin attenuates neurotoxicity induced by fluoride: An in vivo evidence Pharmacogn Mag. 2014 Jan-Mar; 10(37): 61–65.