De la vitamine D contre le mal de dos

LaNutrition.fr, le 02/02/2009

Une carence en vitamine D pourrait être à l’origine de douleurs dorsales qui s’estomperaient en prenant des suppléments de vitamine D.

Si vous avez mal au dos, faites doser votre vitamine D. De nombreuses études montrent en effet que les patients qui souffrent de douleurs dorsales ont souvent des niveaux de vitamine D insuffisants.

Une étude récente menée par des chercheurs américains a confirmé ce lien chez les seniors. Des chercheurs de l’Université du Delaware ont suivi 958 personnes âgées de plus de 65 ans à qui ils ont demandé s’ils souffraient de douleurs dorsales. En parallèle les chercheurs ont dosé le taux de vitamine D chez les volontaires.

Les auteurs se sont alors aperçus que les femmes qui se plaignaient de maux de dos avaient souvent des taux de vitamine D insuffisants, une relation qui n’a pas été retrouvée chez les hommes. Comment l’expliquer ? Selon les chercheurs, les maux de dos des participantes pourraient avoir été causés par l’ostéomalacie, une déminéralisation douloureuse du squelette due à une carence en vitamine D. L’ostéomalacie, qui touche surtout les femmes, se manifeste notamment par des douleurs lombaires chroniques.

Une piste trop souvent inexplorée :
Une équipe de chercheurs saoudiens était parvenue à la même conclusion il y a quelques années. Pour savoir s’il existait un lien entre les maux de dos et les carences en vitamine D, le docteur Al Mutairi et ses collègues avaient suivis 360 patients âgés de 15 à 52 ans, majoritairement des femmes, se plaignant de maux de dos dont l’origine n’avait pu être identifiée depuis des années.

Les chercheurs ont mesuré le taux de vitamine D chez leurs volontaires. Verdict : 83 % d’entre eux présentaient des taux de vitamine D inférieurs à la normale. Les auteurs ont donc décidé de donner à leurs cobayes des suppléments de vitamine D pour combler cette carence.

Après avoir rétablit le taux de vitamine D chez les volontaires, les chercheurs ont continué à les interroger sur leurs maux de dos. Résultat : 95 % des patients ont rapporté une amélioration de leurs symptômes.

Les chercheurs en concluent que les carences en vitamine D sont une piste trop peu explorées pour les patients se plaignants de maux de dos dont l’origine n’est pas identifiée. Ces derniers recommandent de pratiquer un dosage de vitamine D chez les patients dont les douleurs dorsales restent inexpliquée, et de supplémenter les patients qui manquent effectivement de vitamine D.

  1. Hicks GE, Shardell M, et al. Associations between vitamin D status and pain in older adults: the Invecchiare in Chianti study. J Am Geriatr Soc. 2008 May;56(5):785-91.

  2. Al Faraj S, Al Mutairi K. Vitamin D deficiency and chronic low back pain in Saudi Arabia. Spine. 2003 Jan 15;28(2):177-

Mise à jour le Mardi, 29 Septembre 2009 14:01

Moins de force musculaire lorsque le taux de vitamine D est bas ?

par le Dr Laurence Du Pasquie

Le rôle de la vitamine D dans l’absorption du calcium, le développement du squelette et sa minéralisation n’est plus à démontrer. Alors que le déficit en vitamine D connaît une recrudescence dans les pays européens, des études mettent en évidence des conséquences plus larges de la carence en vitamine D, dépassant le traditionnel impact osseux.


Ce travail avait pour objectif d’analyser l’association entre le taux plasmatique de 25 (OH)D et les force et puissance musculaires à l’adolescence. Il s’agissait d’une étude transversale réalisée en population générale dans le cadre d’un établissement scolaire. Le recrutement a concerné 99 filles âgées de 12 à 14 ans, en post ménarche, ne présentant aucun signe ou symptôme particulier susceptible d’évoquer une carence en vitamine D. La contractilité musculaire a été étudiée par l’analyse de la force et de la puissance du saut (jumping mechanography). Les muscles proximaux mis en jeu pour le saut sont ceux qui sont le plus affectés par la carence en vitamine D chez les personnes âgées. Dans ce groupe de jeunes filles, la valeur médiane du taux plasmique de vitamine D était de 21,3 mmol/l (2,5 à 88,5) et 75 % des filles avaient un taux faible de vitamine D. Le taux de PTH médian était de 3,7 pmol/l.

Après prise en compte de la stature, on retrouvait une corrélation positive entre les taux de vitamine D et :
- la vitesse du saut (p = 0,002)
- la hauteur du saut (p = 0,005)
- la puissance musculaire (p = 0,003)
- l’index de Fitness (p = 0,003)
- la force musculaire (p = 0,05)

Il existait également une corrélation négative entre la vitesse du saut et le taux de PTH (p = 0,04).

Ces résultats suggèrent que la contractilité musculaire peut être affectée par le statut en vitamine D chez des adolescentes asymptomatiques par ailleurs. Cependant une relation causale ne peut être affirmée par cette étude transversale.
Cette étude retrouve une association entre la fonction musculaire et les taux de vitamine D à l’adolescence : la force et la puissance musculaire sont d’autant plus faibles que le taux de vitamine D est bas.

Lien

Ward KA et coll : Vitamin D status and muscle function in post-menarchal adolescent girls. J Clin Endocrinol Metab 2009 ; 94 :559-563.

® JIM 2008

Assimilation : Nutriments naturels contre nutriments de synthèse

La Nature reprend ses droits contre l’Artificiel
par GHISLAINE GERBER.

Les molécules d’origine naturelle présentes dans les plantes et les règnes naturels sont des molécules qui peuvent être qualifiées de vivantes. Plusieurs études démontrent qu’elles ont des propriétés biologiques différentes des molécules de synthèse. Les vitamines et les nutriments synthétiques ne sont pas convenablement acceptés par l’organisme, dont le mode de fonctionnement s’est élaboré en plusieurs dizaines de millions d’années sans chimie de synthèse. Ces molécules artificielles sont des corps étrangers souvent indésirables pour le corps qui s’efforce de les éliminer au plus vite a la condition que ses systèmes de défense et d’ épuration ne soient pas trop atteints. Les industries alimentaires et pétrochimiques essaient de faire croire que les nutriments chimiques seraient identiques aux nutriments naturels mais en fait, la chimie de synthèse ressemble a la nature comme une photo ressemble au sujet photographié sans pouvoir en aucun cas le remplacer.
Ce que nous venons chercher en nous rendant dans un magasin de produits naturels ou en consultant un praticien de médecines naturelles, c’est autre chose que ce que la chimie de synthèse nous propose déjà depuis plus de 50 ans. Nous espérons ainsi entretenir notre capital santé en respectant davantage le fonctionnement naturel de l’ organisme. Or, est-ce bien raisonnable de consommer des produits bio et dans le même temps d’absorber sous forme concentrée des molécules de synthèse qui sont quelques fois proposées par des naturopathes mal informés? Heureusement, de plus en plus de responsables de magasins de diététique et naturopathes deviennent vigilants a l’égard de ces molécules de synthèse, sélectionnent des produits de qualité et informent leurs clients des dangers des faux produits naturels.

Seule la dose fait le poison – Paracelse
Certains nutritionnistes orthomoléculaires, ayant montré une trop grande confiance dans les hyperdosages vitaminiques, les consommateurs abusent aujourd’hui de minéraux et vitamines synthétiques bien au-delà des réels besoins journaliers, n’imaginant pas une seule seconde que des vitamines et des minéraux puissent fatiguer leur foie. Il conviendra de préférer les marques de compléments alimentaires 100 % d’ origine naturelle dans lesquels les vitamines, oligoéléments et autres nutriments sont extraits de fruits et de plantes qui sont non seulement mieux assimilés, nécessitant donc des dosages moins élevés mais bien davantage en cohérence avec les réels besoins journaliers de notre organisme.
Trop encore se font piéger par des fabricants qui proposent des «remakes» d’allopathie nutritionnelle ayant des dosages déraisonnables de vitamines et de minéraux de synthèse peu assimilables. Or, ce que peu de consommateurs savent, c’est que leurs dosages sont précisément élevés pour compenser leur pauvre degré d’ assimilation par l’ organisme. Les dosages élevés de tels nutriments de synthèse peuvent même provoquer des déséquilibres, épuisant l’organisme dans ses capacités enzymatiques et dans ses réserves en oligo-éléments pour gérer de tels hyperdosages. Bien des molécules de synthèse sont habilement déguisées en produits naturels sous prétexte que quelques milligrammes de plantes ont été ajoutés, sous un emballage flatteur qui laisse supposer a tort que l’intégralité du produit est composée de substances d’ origine naturelle.
De fortes pressions de 1’univers pétrochimique ont été mises en œuvre lors de l’élaboration des réglementations en matière d’alimentation et de nutrition pour que soient autorisées de nombreuses molécules de synthèse issues de la pétrochimie, au détriment des nutriments extraits de fruits et de plantes.
Le raisonnement selon lequel un produit vendu librement dans le commerce serait forcément d’une totale innocuité ne peut plus être suivi de façon aveugle.
D’importantes polémiques font rage notamment a propos de l’abus de certains aliments enrichis en telle ou telle vitamine ou minéral de synthèse au détriment d’autres micronutriments insuffisamment associés. D’autres dénoncent de plus en plus certains édulcorants de synthèse et leurs dangers pour la santé, des conservateurs et bien d’autres molécules qui sont pourtant toutes autorisées, jusqu’au jour OU elles seront peut être retirées du marché pour les évidences des dangers qu’elles auront fait courir pour la santé. En attendant, de nombreuses molécules artificielles continuent de polluer insidieusement ce que nous ingérons. Heureusement, de nombreux autres aliments et compléments alimentaires élaborés avec des nutriments extraits de fruits, de plantes et autres substances naturelles sont proposés en diététique, encore faut-il savoir lire les étiquetages complexes de ces aliments et compléments.
En matière d’ étiquetage, il existe des normes qui imposent aux fabricants d’indiquer la liste totale des ingrédients par ordre décroissant, en plus de la composition analytique, et désormais la quantité de plantes par prise journalière recommandée. Or, il est facile a ce niveau de débusquer les vrais et les faux nutriments naturels. Il ne faut pas confondre «ingrédients» et «composition analytique». Car l’analyse témoigne de la présence de nutriments (vitamines, minéraux, acides gras, sucres, etc.) mais n’indique pas leur origine alors que la liste des ingrédients quant a elle, permet d’identifier si l’origine naturelle de ces nutriments est bien précisée.

Lévogyre ou dextrogyre ? Une question de «bon sens».
Une vitamine, un minéral, des acides aminés ne poussent pas tout seuls, de façon isolée dans la nature. Soit ils sont extraits d’une plante, d’un sous-produit animal, d’un micro-organisme ou de la terre (règne végétal, animal ou minéral), soit ils sont produits artificiellement. Dans ce dernier cas, ces nutriments sont dénués de la dynamique du vivant. En général, les scientifiques réagissent à cela en répondant : «mais voyons, vitamines naturelles et vitamines de synthèse, il n’y a pas de différence, ce sont les mêmes molécules». Et ce qui est irritant, c’est qu’a cela, par ignorance, on oublie trop souvent de répondre : Molécules naturelles ou de synthèse, si elles ont presque la même forme, elles s’ orientent en revanche en sens inverse par rapport a la lumière : soit elles sont lévogyres ou soit elles sont dextrogyres.
La vitamine C naturelle extraite de fruits (dans la cerise Acérola par exemple) est lévogyre. Cela signifie qu’elle dévie la lumière polarisée qui est projetée sur elle vers la gauche et s’oriente différemment dans l’organisme lors de son processus d’assimilation. La vitamine C sous forme d’acide ascorbique de synthèse fait en revanche tourner cette lumière polarisée vers la droite. Elle est dextrogyre. Dans le corps humain et devant les récepteurs cellulaires, elle se comporte de façon inverse à l’authentique vitamine C naturelle lévogyre. Ainsi leur qualité et capacité d’utilisation par les cellules ne sont pas les mêmes. Les études montrent que les vitamines de synthèse ne sont pas assimilables de la même façon que les vitamines naturelles car elles n’en sont que de pales et imparfaites copies, notamment en ce qui concerne leur orientation et sens de rotation. Pour simplifier, on pourrait dire que les molécules de synthèse ne tournent pas dans le bon sens devant les récepteurs cellulaires. Dès lors, les quantités de vitamines artificielles ne devraient plus être comparées de la même façon par rapport aux apports journaliers recommandés.
Absorber 10 mg d’une vitamine E de synthèse dont il a été prouvé qu’elle n’est assimilable qu’a 50 % ne peut pas être comparé a l’absorption de 10 mg de cette vitamine E en version naturelle, qui, elle, est bien assimilable a 100 %.
Autre nutriment, autre exemple : la molécule de Proline sous forme naturelle est un reconstituant cellulaire alors que la forme synthétique de Proline d’orientation inverse est un puissant neurotoxique. «Deux clés qui ont la même forme mais simplement avec un dessin inversé comme par effet miroir, n’ouvrent pas la même serrure ». (Cf. Dr Christian Tal Schaller, Ed. Vivez Soleil).

ATTENTION AUX ECHAFAUDAGES CHIMIQUES ENCOMBRANTS
Un nutriment de synthèse a besoin d’un échafaudage chimique pour sa stabilité. Il en résulte que seule une partie du poids du nutriment correspond à la copie de la molécule telle que la nature l’a prévue. Le reste n’est pas assimilable. Une vitamine naturelle est souvent une molécule assez simple. En revanche la copie de cette vitamine sous forme synthétique est un mélange de stéréo-isomeres chimiques dont seul l’un d’entre eux correspond à la vitamine d’origine naturelle.
Or, les récepteurs humains n’ont que faire de cet échafaudage de synthèse qui devient une substance inutile de plus a éliminer. La partie non assimilable de cette structure de synthèse est composée de substances non reconnues par l’organisme, monopolisant le travail des enzymes dépolluantes (P450) du foie qui ont déjà fort à faire avec tous les poisons de pollution alimentaire et environnementale qu’elles doivent déjà gérer. Si sur l’emballage du produit, dans la liste des ingrédients, seule la mention «vitamine ou oligo-élément X» est mentionnée sans qu’il ne soit précisé «d’origine naturelle», c’est qu’il s’agit d’une vitamine ou d’un oligoélément de synthèse.

La dynamique et la mémoire du vivant.
Un nutriment de synthèse n’ est pas animé de l’ énergie ou du «moteur du vivant» car il ne se présente pas au système d’ assimilation humain avec son support vivant d’ origine ni avec ses nécessaires cofacteurs.
Le système de biodisponibilité des nutriments pour l’assimilation chez l’homme passe par une «lecture» de ce qu’il absorbe. Cette lecture décompose et déchiffre (comme un poste frontière) la carte d’identité de l’aliment ou du nutriment apporté : son origine, la transformation et les éventuelles agressions qu’il a subies, la dose de vitalité qu’il apporte. La lecture pour la reconnaissance de cet élément étranger à l’intimité ou au «soi» de 1’homme se fait en référence à notre mémoire cellulaire et en référence à notre système d’histocompatibilité (HLA). La substance apportée est déchiffrée au niveau du noyau cellulaire porteur de l’information génétique de l’aliment. Certaines fractions de l’aliment sont libérées dès le passage dans la bouche et sont assimilées directement dans le sang par voie perlinguale. Il en est ainsi notamment pour les ions oligo-éléments, essences aromatiques. Pour les substances assimilées par voie digestive, notre système de déchiffrage va alors aller chercher dans l’ADN de l’aliment apporté sa compatibilité avec notre capacité d’assimilation en référence à notre propre ADN.
Si cet aliment a par le passé provoqué des réactions négatives ou un choc, soit parce que ce type d’aliment absorbé était systématiquement associé à des polluants, soit parce qu’il a été pris en excès, soit parce qu’il a nui à notre intégrité, il va alors être rejeté avec des manifestations allergiques signant le rejet. Si ce que nous ingérons n’est pas porteur d’ADN (molécule de synthèse), le corps ne sait qu’en faire et en cas de réaction négative, il mémorisera ensuite que cette substance est indésirable et la rejettera ultérieurement.
En Amérique du Nord, quelques années après la grande mode des levures cultivées sur minéraux chimiques, une large partie de la population qui avait consommé ces levures, nourries ou enrichies en sélénite de synthèse, est devenue allergique à toutes formes de levures y compris aux bénéfiques levures Saccharomyces cerevisae. N’ayant nul besoin de ces sélénites de synthèse dans leur processus propre de développement, ces levures ont enregistré dans leur propre ADN la toxicité
qu’elles ont subie en étant alimentées par ces sélénites chimiques qui ne sont pas une source alimentaire naturelle pour elles mais des poisons portant atteinte à leur ADN cellulaire.
Lors de l’étape de l’absorption, chez l’homme, de telles levures enrichies, le système de décodage de l’organisme humain a enregistré en mémoire cellulaire que l’ADN des levures était désormais identifié comme source de dangereux toxiques (alimentant l’ADN poubelle dit ADN «junky») et a envoyé des signaux via le système immunitaire afin de rejeter toute structure vivante proche des levures. C’est ainsi que se développent bien des allergies. Depuis lors, surtout aux Etats-Unis, puis en Europe qui est aussi tombée dans ces manipulations, on a vu fleurir sur tous les emballages de générations suivantes de compléments alimentaires dès les années 90 la mention suivante : «ce produit ne contient pas de levure : no yeast» pour prévenir les allergies. S’ils n’avaient pas ainsi dénaturé ces levures avec de la chimie de synthèse insensée, ce rejet ne se serait pas produit. Pourtant les levures enrichies aux minéraux de synthèse continuent a être proposées, y compris dans certains magasins de produits naturels.
Soyons vigilants et lisons bien les étiquettes des aliments et des compléments alimentaires.

La nature a le plus souvent raison. Chaque fois que nous perdons comme référence ce que la Nature peut nous fournir avec son précieux et subtil équilibre vital, nous nous fourvoyons gravement. Cela met 5 ans, 10 ans, 20 ans pour presque systématiquement découvrir que la Nature avait raison et que les abus des apprentis chimistes responsables mais non coupables, ont généré des pathologies graves dont le bilan s’alourdit de plus en plus avec la flambée des cancers notamment. Trop d’industriels jouent aux apprentis sorciers en proposant des nutriments de synthèse privilégiant certaines réactions enzymatiques dans l’organisme au détriment d’autres et, avec chaque produit de synthèse, nous apportons un peu de non-vie, donc un peu de mort, au lieu d’apporter des nutriments porteurs de dynamique vitale.
Les végétaux élaborent des milliers de molécules qui ont toutes un rôle important dans leurs propres processus de défense et elles participent ensemble aux conditions requises pour leur assimilation chez l’homme. Les plantes ont élaboré des systèmes de protection très performants qui ne se limitent pas à une seule vitamine, voire même à un petit groupe de vitamines. Les composés phytochimiques présents dans les plantes, légumes et fruits réputés protecteurs ont des fonctions de cofacteurs enzymatiques associés aux vitamines, mais ils ont aussi des propriétés anti-bactérienne, anti-fongique, anti-oxydante. Ils permettent aux plantes de survivre dans des conditions hostiles où elles ont élaboré toute une stratégie de défense faisant intervenir de façon complémentaire des composés phytochimiques qu’elles ont élaborés pour se protéger. En isoler quelques vitamines est très réducteur et en diminue la portée d’action, alors que les associer lors de la fabrication de compléments nutritionnels qui en réunissent tous les composants correspond davantage aux besoins nutritionnels de la population.
Une alimentation de base incluant une base significative de végétaux réduit le risque de développement de différentes maladies chroniques. On considère souvent que les anti-oxydants des plantes contribuent à cette protection, mais les résultats des études montent que chaque anti-oxydant, pris de façon isolée, n’apporte pas le même bénéfice général que l’ensemble des nutriments fournis par le végétal source.
Une molécule synthétique d’un minéral ou d’une vitamine n’équivaudra jamais au minéral ou à la vitamine d’une plante, d’une algue, d’un champignon ou d’un fruit ou de leurs extraits.
Si pour certaines personnes, selon le niveau de conscience qu’ils ont de leur capital santé, il leur faut parfois passer par le stade grossier de ce type de molécules, elles se rendent compte des l’étape suivante que le problème, non réglé et momentanément masqué par la prise des molécules de synthèse, surgit à nouveau. Il leur faut alors recourir à une plus authentique voie de soins réellement naturo-hygiénistes et de soutien nutritionnel avec de vrais produits naturels respectant la physiologie.
D’aucuns, ayant généreusement prescrit ces nutriments de synthèse, affirmeront que l’apport de ces vitamines et minéraux de synthèse apportent pourtant des réactions immédiates, signes d’ efficacité. Les produits chimiques à effet iatrogènes aussi… Le temps de doper et de duper l’organisme, l’effet leurre peut fonctionner un certain temps avant que le corps ne se rebelle. Il est certain qu’un excitant génère toujours dans un premier temps une réaction apparemment bénéfique : dynamisme superficiel, accélération de rythme, forte élimination avec «chasse intestinale», mieux-être momentané. Mais que se passe-t-il après la tempête?

Authentique amélioration à long terme ou reproduction accentuée des problèmes ? On peut tout faire dire à des statistiques d’études cliniques conduites chez des sujets observés sur un laps de temps trop restreint ! Les médecins généralistes allopathes peuvent être excusés de leur manque d’analyse critique face aux présentations des études nutritionnelles qui leur sont faites par certaines firmes parce qu’ils n’ont malheureusement reçu, en 7 années d’études, qu’environ 16 heures de formation en nutrition au total. En revanche, les praticiens spécialisés en nutrition et dans l’approche du terrain, voire les naturopathes qui ont fait le choix de défendre les lois naturelles régissant l’équilibre santé, qui se font fort de mieux connaître les mécanismes de la nutrition, ne peuvent continuer ainsi de promouvoir l’artificiel comme ils le font encore trop souvent, y compris dans certaines écoles de naturopathie ou ils recommandent encore des molécules de synthèse, trahissant le concept même de naturopathie.
Alors, praticiens alternatifs, réagissez ! Si vous conseillez pour l’hygiène de vie de vos patients des produits naturels, épluchez les formulations des produits que vous recommandez, vérifiez que les vitamines, oligo-éléments, minéraux, acides aminés et autres nutriments sont apportés dans les compléments alimentaires par d’authentiques ingrédients naturels : fruits, plantes, algues, légumes, extraits ou concentrés naturellement et que ces nutriments ne sont pas listés isolément dans la liste des ingrédients tels que : tocophérols, acide ascorbique, aspartates, bitartrates, gluconates, sulfates, thiosulfates et autres nutriments de synthèse. Médecins, diététiciens, consultez le dictionnaire Vidal aux pages Saumon (Diététique) ou demandez aux laboratoires les emballages des produits sur lesquels les listes d’ingrédients sont obligatoirement mentionnées afin de savoir de quoi sont précisément composés ces produits avant de les conseiller.
Les vitamines.
Une plante ou un fruit aura toujours « l’intelligence» de ne pas apporter une vitamine (ou un autre nutriment) seule, isolée, mais entourée de son contexte et des molécules naturelles voisines qui synergisent son action. Le corps établit une discrimination entre les deux formes de vitamines naturelles ou synthétiques. Il favorise la fixation et l’utilisation des vitamines naturelles et choisit d’éliminer la forme synthétique.
Pour une fonction vitaminique A, complétez par un apport d’extraits d’algues riches en plusieurs carotènes naturels3 (à condition que ne lui soient pas associés des compléments chimiques) qui sont les précurseurs de cette vitamine. Pour les vitamines du groupe B, germe de blé et levures sans additifs demeurent les meilleures sources assimilables. Pour la vitamine C, associez en complément des extraits de cassis ou d’acérola mais à la condition qu’ils soient non enrichis en acide ascorbique. Il faut savoir que l’extrait naturel d’acérola ou de cassis le plus concentré et non supplémenté en acide ascorbique ne peut pas apporter à lui seul des teneurs que l’on observe dans certains produits dits à l’acérola qui indiquent 250, 300 ou 500 mg, voire 1 000 mg de vitamine C pour un comprimé moyen. De nombreux produits à l’acérola qui affichent de telles quantités de vitamine C, complètent en fait la teneur naturelle du fruit en ajoutant de la vitamine C artificielle sous forme d’acide ascorbique pour afficher une teneur plus élevée. Surenchère inutile quand les apports journaliers recommandés officiels sont de l’ordre de 60 mg et suffisent tout a fait, contrairement à ce qu’avancent les promoteurs de la pétrochimie. En revanche, quelques fabricants très éthiques refusent de compléter leur acérola avec de l’acide ascorbique de synthèse. Notre corps nous renseigne bien souvent très vite si cet acérola contient ou non de la vitamine C de synthèse ajoutée dans l’extrait. La forme synthétique entraine en effet souvent des réactions digestives désagréables. Préférez donc les produits apportant des teneurs proches des apports journaliers recommandés de l’ordre de 50 mg a120 mg de vitamine C apportés par les extraits de fruits sans acide ascorbique ajouté.
Pour la fonction vitaminique D, l’apport d’huile de poisson stabilisée par des anti-oxydants végétaux naturels comme ceux de l’huile de germe de blé, ou par d’autres anti-oxydants végétaux, peut être recommandé pour l’entretien du capital osseux.
Pour une vitamine E, veillez à ce que dans la liste des ingrédients, elle soit indiquée comme vitamine E d’origine naturelle ou comme extraite de l’huile de germe de blé ou d’une autre huile végétale.
Pour la fonction vitaminique F, la combinaison d’acides gras tels que ceux fournis par la bourrache, le tournesol et d’autres huiles végétales de première pression à froid de graines sauvages ou bio, est la plus indiquée.

Les oligo-éléments et les minéraux.
Il a été prouvé que seules les fractions ioniques libres infiniment petites des oligo-éléments pouvaient pénétrer dans les récepteurs cellulaires spécifiques par échange d’ions négatifs qui cherchent à sortir de la cellule. La taille de ces ions positifs libres est adaptée à la petite dimension des récepteurs cellulaires qui leur est réservée. A la lumière de ces récents travaux, aucune molécule lourde de synthèse ne semble en fait pouvoir passer par ces récepteurs sans que cela ne nuise à la membrane cellulaire. Les seIs de synthèse, si souvent proposés, y deviennent alors des substances de charge indésirables éliminées (chasse
intestinale) ou stockées dans les graisses s’ils sont apportés en excès, pouvant générer des accumulations et des cristallisations génératrices d’inflammations. C’est pourquoi la capacité d’assimilation cellulaire des seIs minéraux lourds de synthèse est aujourd’hui de plus en plus remise en cause.
En ce qui concerne le magnésium, les aliments qui en sont les plus riches dans sa forme assimilable sont la poudre ou les extraits de fèves de cacao (à ne pas confondre avec les poudres de boissons chocolatées hypersucrées qui en contiennent assez peu), les germes de blé et de maïs et les amandes, sans oublier les algues marines.
Il en est ainsi pour la plupart des minéraux. Le sélénium sera fourni par l’ail frais ou en extraits, le chrome par le maté, le cuivre par l’aubépine, le lithium par les betteraves rouges, le soufre par le radis noir, le fluor par des extraits de pissenlit, etc.

LE CAS DU CALCIUM
• Le calcium issu du lait de vache.
Comment expliquer qu’au pays du fromage nous ayons autant de cas d’ostéoporose précoce alors que des pays qui consomment moins de laitages en présentent de moins nombreux cas ?
Comment expliquer la fréquence de déminéralisation ou de non fixation du calcium et d’autres minéraux malgré les prescriptions massives et durables de carbonates, gluconates, sulfates et autres seIs synthétiques ?
En fait, ces formes de calcium ne sont pas ce dont notre organisme a besoin. Lorsque les industries laitieres diffusent leur propagande laissant penser que le lait serait la plus forte source de calcium, elles omettent de dire que bien des fruits secs sont beaucoup plus riches en calcium et en autres minéraux assimilables que ne le sont les laitages. Les figues et les amandes ou les orties présentent des teneurs en calcium 1,5 à 2 fois plus élevées que celle du lait ! Mais si une vache élevée en de larges espaces verts est capable de produire du lait contenant du calcium, on oublie aussi de préciser qu’ elle l’élabore à partir de sa seule alimentation végétale qui lui fournit des ions oligo-éléments calcium pour cela. Il ne faut jamais oublier que les minéraux et oligo-éléments provenant des végétaux constituent d’excelIentes sources assimilables à privilégier au quotidien et en supplémentation lorsque cela est nécessaire.

• Le calcium de synthèse.
Diverses études ont montré par ailIeurs que les carbonates de calcium qui sont souvent encore administrés pour la croissance ou pour prévenir l’ostéoporose ne sont pas correctement assimilables. Il est même fréquent d’observer des overdoses de tels calciums de synthèse avec les intenses fatigues qui les accompagnent chez des sujets qui paradoxalement ne parviennent pas a fixer ces formes de calcium. La structure de ce calcium de synthèse ne lui permet pas d’être correctement assimilé au niveau des récepteurs celIulaires. Ne se fixant pas la où le corps en a besoin, il peut encrasser l’organisme en se déposant à la surface des tissus, contribuant parfois même à la calcification et donc au durcissement des artères ! Phénomène qui ne se produit pas avec les calciums d’origine végétale, sous forme ionique, dont la dimension correspond davantage à la tailIe des récepteurs celIulaires.

• Le calcium réellement assimilable.
Pour convenablement assimiler le calcium il convient de plus d’apporter des acides gras polyinsaturés oméga 3, 6, 9 associés à des enzymes de plantes ou d’algues qui participent comme précurseurs à la fabrication naturelIe de progestérone, déterminante dans la fixation du calcium alimentaire. C’est sans doute une des raisons pour lesquelIes les populations des pays qui consomment beaucoup de poissons crus riches en de tels acides gras ainsi que des algues et autres végétaux mais beaucoup moins de laitages que les Français, présentent moins de cas d’ ostéoporose.

Les protéines/acides aminés.
La règle fondamentale à adopter est de ne jamais apporter un ou deux acides aminés isolés comme cela a été trop souvent proposé. L’assimilation des acides aminés est liée à ce que l’on appelIe le facteur limitant. Les acides aminés ne peuvent être assimilés qu’à la condition qu’ils se présentent en association dans un profil bien précis d’acides aminés apportés ensemble simultanément (aminogramme). Apporter un seul acide aminé de fa~on isolée ne sert arien si l’on n’apporte pas en même temps la juste proportion des autres acides aminés pour que chacun d’entre eux soit assimilé par l’organisme. Si un seul acide aminé est apporté en force mais que tous les autres ne sont pas apportés proportionneIlement, l’assimilation ne se fait pas. L’excès d’apport d’un acide
aminé isolé peut entraîner une perturbation de la synthèse des protéines par le foie et peut générer une toxicité hépatique. Les acides aminés, en combinaison avec les minéraux et autres nutriments, sont apportés de façon équilibrée dans les extraits d’algues, d’huîtres, de champignons, le polIen. Pour les autres sources comme les céréales, il faut leur associer des légumineuses pour compléter les acides aminés et rendre l’ ensemble assimilable.

Les lipides.
Un large chapitre devrait être consacré à l’assimilation des lipides. Il est
aujourd’hui bien connu que notre alimentation est trop riche en certaines graisses saturées, notamment d’origine animale, alors que nous apportons insuffisamment d’acides gras polyinsaturés à longues chaînes. Et même la grande mode médiatique des oméga 3 vantés dans tant de produits (notamment les margarines industrielles) sont assez peu assimilables car il s’agit le plus souvent d’oméga 3 végétaux à courtes chaînes, qui ne sont pas vraiment ceux dont le corps humain manque le plus aujourd’hui. Or si le foie ne présente pas une dynamique enzymatique suffisante (delta 6 désaturase, etc.), le corps ne pourra pas assimiler cette avalanche d’oméga 3 à courtes chaînes. Nous devrions donc davantage absorber des oméga 3 à longues chaînes et de façon équilibrée, comme les EPA et les DHA ( apportés par les huiles de poissons sauvages), que l’organisme pourra mieux utiliser, et sans privilégier davantage 1’un que l’autre. Pour bien assimiler toutes ces graisses à chaînes longues si nécessaires pour notre équilibre circulatoire, immunitaire et hormonal, il convient aussi de leur associer des extraits de plantes riches en enzymes et des oligo-éléments végétaux qui permettent de bien les transformer au niveau du foie.

Les sucres.
Derrière un excès de sucres raffinés, principalement du glucose qui envahit tant de produits alimentaires, on oublie trop souvent en revanche le rôle fondamental et la déficience des sucres a longues chaînes que sont les polysaccharides qui manquent cruellement à l’alimentation occidentale, alors qu’ils constituent les briques essentielles au bon fonctionnement de notre système immunitaire. Les polysaccharides se trouvent principalement dans les aliments riches en fibres et ceux qui ont fait l’objet du plus grand nombre d’études pour leur intérêt dans les défenses naturelles sont les polysaccharides des champignons tels que le shiitaké. Leur assimilation est excellente lorsqu’ils sont absorbés sous forme d’extraits car de simples jus ou broyats de ces champignons ne permettent pas de libérer les polysaccharides qui restent prisonniers des fibres non assimilables.
Pour être assimilés par l’organisme, tous ces nutriments ont la plupart du temps besoin d’autres cofacteurs nutritionnels qui sont généralement associés dans la plante ou ces nutriments ont été identifiés (polyphénols, flavones, carotènes).
Ainsi, les extraits totaux de plantes permettent d’apporter l’ensemble de ces molécules facilitant l’assimilation ces nutriments principaux précédemment passés en revue.

Quantité vs qualité.
La quantité de calories de nos aliments raffinés a trop longtemps caché une pauvreté de leur densité nutritionnelle en précieux micronutriments et un grand manque de qualité des nutriments fournis. C’est la variété et la qualité des aliments et des différents compléments alimentaires naturels choisis et associés qui peut amener le bon équilibre nutritionnel général tant recherché.
Soyons donc vigilants aux produits que nous absorbons pour entretenir une bonne assimilation nutritionnelle et pour optimiser notre capital santé en harmonie avec la Nature.

Ghislaine Gerber.
Conférenciere et Formatrice en phytonutrition participe depuis plus de vingt cinq ans à de nombreuses recherches en nutrition dans une vingtaine de pays.
Contact avec l’auteur : ghislaine.gerber@wanadoo.fr
1. Burton, Traber, Acuff, Walters, Kayden, Hughes and Ingold Human Plasma and Tissue AlphaTocopherol Concentrations in Response to Supplementation with Natural and Synthetic Vitamin E. Am. 1. Clin. Nutr. L’Académie Nationale de Science aux USA a reconnu que la Vitamine E naturelle est deux fois plus puissante et fixée deux fois mieux que la version synthétique.
2. Capture préférentielle de la vitamine E naturelle par le placenta. AcuffRV et al. Am. 1. Clin. Nutr. 1998 ; 67 : 459-64. La supplémentation était constituée d’un mélange de vitamine E d’origine naturelle / vitamine E synthétique, Résultats : le rapport moyen vitamine E d’origine naturelle / vitamine E synthétique était de 1,86 dans le sang matemel, 3,42 dans le cordon ombilical al’ accouchement.
3. Activité antioxydante des caroténoldes naturels de l’algue Dunaliella salina comparée aux carotenes de synthèse. Murthy KN, Vanitha A, Rajesha J, Swamy MM, Sowmya PR, Ravishankar GA. Life Sci 2005 Feb 4,76 (12) 1381 – 90 Epub 2005 Jan 18 Plant Cell Biotechnology Department, Central Food Technological Research Institute, Mysore 570 020, India. Les résultats démontrent c1airement l’ effet bénéfique des caroténoldes d’algue précurseurs de la vitamine A comparativement au carotene synthétique.

 

Concentration of paraben in human breast tumours

P. D. Darbre 1 *, A. Aljarrah 2, W. R. Miller 2, N. G. Coldham 3, M. J. Sauer 4, G. S. Pope 1
Division of Cell and Molecular Biology, School of Animal and Microbial Sciences, University of Reading, Reading RG6 6AJ, UK. p.d.dabre@reading.ac.uk

Abstract:
Parabens are used as preservatives in many thousands of cosmetic, food and pharmaceutical products to which the human population is exposed. Although recent reports of the oestrogenic properties of parabens have challenged current concepts of their toxicity in these consumer products, the question remains as to whether any of the parabens can accumulate intact in the body from the long-term, low-dose levels to which humans are exposed. Initial studies reported here show that parabens can be extracted from human breast tissue and detected by thin-layer chromatography. More detailed studies enabled identification and measurement of mean concentrations of individual parabens in samples of 20 human breast tumours by high-pressure liquid chromatography followed by tandem mass spectrometry. The mean concentration of parabens in these 20 human breast tumours was found to be 20.6 ± 4.2 ng g-1 tissue. Comparison of individual parabens showed that methylparaben was present at the highest level (with a mean value of 12.8 ± 2.2 ng g-1 tissue) and represents 62% of the total paraben recovered in the extractions. These studies demonstrate that parabens can be found intact in the human breast and this should open the way technically for more detailed information to be obtained on body burdens of parabens and in particular whether body burdens are different in cancer from those in normal tissues. Copyright © 2004 John Wiley & Sons, Ltd.

PMID: 14745841 [PubMed - indexed for MEDLINE]

Lien:Pub Med

Lien : étude complète

Parabens et santé

Geneviève Plu-Bureau
Unité de Gynécologie endocrinienne, Hôtel-Dieu, Paris
K.H. Le Quan Sang
Unité fonctionnelle de Pharmacologie clinique, Hôpital Necker, Paris

Extrait :
Le pouvoir oestrogénique de certains cosmétiques vient encore tout récemment d’être
démontré par l’apparition d’une gynécomastie chez trois garçons prépubères,
conséquence de l’application par voie cutanée d’huiles corporelles, et ayant régressé
après arrêt de l’utilisation du produit (1). Les données biologiques et épidémiologiques
montrant que ces produits agissent comme des oestrogènes, et que, appliqués notamment au niveau des aisselles et des seins, ils pénètrent par voie cutanée, devraient
conduire à la poursuite des recherches afin d’avoir la certitude que l’utilisation de tels
produits, dès le jeune âge et à long terme, ne présente pas de risque de Santé publique.

Lien

Exposition aux pesticides et maladie de parkinson: le lien est confirmé chez les agriculteurs français

Une équipe de chercheurs de l’unité Inserm « Neuro-épidémiologie » et de l’UPMC montre que l’exposition aux pesticides double quasiment le risque de survenue de la maladie de Parkinson parmis les agriculteurs.

Ce risque augmente avec le nombre d’années d’exposition et, chez les hommes, est principalement lié à l’usage d’insecticides,notamment de type organochloré. Ces résultats, qui posent également la question du rôle d’une contamination résiduelles de la population générale par ces pesticides, sont publiés en ligne dans annals of neurology. Les chercheurs ont donc étudié 224 patients atteints de Parkinson et les ont comparés à 557 non malades, de même âge, sexe et habitant dans le même département. Les résultats montrent clairement que les patients atteints de Parkinson ont utilisé plus souvent certains insecticides et durant un plus grand nombre d’années que les témoins. Les auteurs soulignent l’importance de l’éducation des utilisateurs professionnels de pesticides à un meilleur usage et la mise en place de mesures de protection des travailleurs agricoles. Enfin, au-delà du rôle de l’exposition aux pesticides à des niveaux élevés en milieu professionnel, ces résultats soulèvent la question des conséquences d’une exposition de la population à de plus faibles doses.

Lien information presse INSERM

Lien article Le Point du 17/06/2009

CICR / OMS Étude INTERPHONE

Téléphonie et santé
Gros consommateurs = 11 minutes 30 secondes par jour !!!

Quelques chiffres : 21 % d’augmentation de tumeur du cerveau chez les enfants, 40 % tout âge confondu.

France 13/10/2008 :
La publication officielle presque en catimini des premiers résultats intermédiaires de l’étude Internationale Interphone du Centre International Recherche sur le Cancer dépendant de l’OMS apporte la confirmation de l’augmentation des cas de cancers liés à l’utilisation des téléphones mobiles.

L’étude épidémiologique internationale a regroupé 13 pays (Allemagne, Australie, Canada, Danemark, Finlande, France, Israël, Italie, Japon, Norvège, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni, Suède) qui ont utilisé le même protocole afin d’étudier la relation possible des tumeurs avec les irradiations des hyperfréquences micro-ondes liées à l’utilisation du téléphone mobile.

Ces tumeurs sont principalement les neurinomes de l’acoustique, méningiomes, gliomes, tumeurs de la glande parotide, etc.

Globalement la publication des premiers résultats confirme l’augmentation significative et avérée des tumeurs.

Pour la tumeur la plus répandue, le neurinome de l’acoustique, l’analyse globale des résultats du Royaume Uni et des pays Scandinaves met en évidence un risque significativement accru du côté de l’utilisation du téléphone mobile, ceci pour une période de 10 ans et plus.

Pareillement pour les tumeurs de types gliomes, il est dégagé globalement et significativement un risque accru du côté de la tête des utilisateurs de téléphones mobiles sur une période de 10 ans et plus.

En ce qui concerne les méningiomes, les résultats de l’étude internationale sont plus mitigés, notamment parce que l’insuffisance de la cohorte en corrélation avec un usage intensif du téléphone mobile ne permet pas d’apporter de conclusions définitives sur l’augmentation significative de ce type de tumeurs.

Pour les tumeurs de la glande parotide, les résultats de l’étude israélienne, ont mis en évidence une augmentation avec l’utilisation intensive du téléphone Mobile.

Martine Hours confirme que : « Ces « plus gros consommateurs » comprennent des utilisateurs de téléphone mobile depuis plus de 46 mois, les personnes ayant déjà utilisé en 2001 plus de deux téléphones mobiles ou cumulé plus de 260 heures de conversation et ceux qui parlent plus de cinq minutes par appel » : ce qui veut dire en d’autre termes plus clairs que la quasi totalité des utilisateurs de téléphones mobiles rentrent dans la catégorie dite des gros utilisateurs telle qu’elle a été définie dans le protocole de la méga étude internationale Interphone du Centre International de Recherche sur le Cancer.

Pour être précis, 260 heures = 15 600 minutes soit 15 600 minutes/46 mois = 11’ 30’’/Jour !

Cette constatation confirme en tout point les propos de Yafa Shir-Raz, dans le dossier : » Les Opérateurs de téléphonie mobile, les Organisations et les Autorités de Santé font tout pour nous cacher la vérité : Le téléphone cellulaire est cause de Cancer.

Le mot code de l’étude Interphone : « Utilisateur régulier » correspond en réalité à « N’utilise quasiment pas le téléphone cellulaire ».

En fonction de ces premières conclusions officielles, les autorités sanitaires et les opérateurs de téléphonies mobiles ne pourront donc plus affirmer en se référant à l’OMS que l’utilisation du téléphone mobile n’est pas nocive pour la santé humaine.

En conséquence Next-up organisation demande que des mesures de prévention concernant l’usage du téléphone mobile soient immédiatement mises en oeuvre par Madame Roselyne Bachelot, Ministre en charge de la santé. .

12 Propositions et 12 Conseils élémentaires de préventions afin de limiter l’exposition de l’utilisateur aux rayonnements du Téléphone Mobile

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L’exposition aux Bisphénol A et obésité

L’équipe du professeur Ana Sotto la »Tufts University School of Medicine » publie une étude sur les liens entre le BPA et l’obésité.

Les études in vitro montrent une différentiation des adipocytes, une accumulation lipidique,une action sur le transport du glucose et la sécrétion de l’adiponectine. Les études in vivo montrent une relation dose-dépendance sur le poids .

Source : Bisphenol A: Perinatal exposure and body weight.
Rubin BS, Soto A M. Mol Cell Endocrinol. 2009 May 25;304(1-2):55-62.

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Bisphenol A at Low Nanomolar Doses Confers Chemoresistance in Estrogen Receptor-α–Positive and –Negative Breast Cancer Cells

Elizabeth W. LaPensee, Traci R. Tuttle, Sejal R. Fox, and Nira Ben-Jonathan
Department of Cancer and Cell Biology, University of Cincinnati, Cincinnati, Ohio, USA

Conclusion:Bpa at environmententally relevant doses reduces the efficacy of chemotherapeutic agents.These data provide considerable support to th accumulating evidence that BPA is hazanlous to human health.

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Cancer de la prostate : dépister ou ne pas dépister, that is the question !

Par le Dr Anastasia Roublev

Le dosage des PSA (Prostate-Specific-Antigen) a été mis au point en 1988. Depuis cette date cet examen a été de plus en plus souvent utilisé dans le monde pour le dépistage du cancer de la prostate (KP) chez les hommes de plus de 50 ans. Aujourd’hui, aux Etats-Unis, plus de la moitié de la population masculine au-delà de cet âge se soumet à ce dépistage régulier, isolé ou associé au toucher rectal. Mais, paradoxalement, ce dépistage s’est rapidement répandu sans que son intérêt en terme de mortalité n’ait été démontré par aucune étude méthodologiquement incontestable. En effet si le dosage systématique des PSA doit bien permettre un diagnostic plus précoce des KP, rien ne prouve, jusqu’ici, que cette précocité se traduise en allongement de la durée de vie. De plus certains estiment même que la balance bénéfice risque du dépistage est négative du fait des effets secondaires liés aux examens à visée diagnostique (biopsies) et surtout aux traitements de KP qui sans le dépistage n’aurait peut-être pas fait parler d’eux.

76 000 hommes de plus de 55 ans suivis durant 7 ans.
Cette incertitude a conduit à des divergences dans les recommandations des Sociétés savantes ou des autorités de santé en particulier aux Etats-Unis. Ainsi l’American Urological Association et l’American Cancer Society optent pour un dépistage systématique tandis que tout récemment l’US Preventive Services Task Force s’est prononcée contre ce dépistage.

Le New England Journal of Medicine publie aujourd’hui les résultats à long terme de deux études randomisées de très grande ampleur sur ce thème qui étaient destinées à trancher le débat.

Le travail américain, qui est la branche « prostatique » de l’essai PLCO (pour Prostate, Lung, Colorectal and Ovarian Cancer Screening Trial) est le plus homogène (1). En synthèse 76 693 hommes américains de 55 à 74 ans ont été randomisés entre un dépistage systématique et une prise en charge usuelle. Dans le premier groupe un dosage de PSA était proposé tous les ans durant 6 ans et un toucher rectal annuel durant 4 ans. En cas de suspicion de KP (toucher rectal positif ou PSA supérieur à 4 ng/ml) des examens complémentaires (biopsies notamment) étaient pratiqués en accord avec le malade. Dans le groupe contrôle, un dépistage était possible sans être recommandé. L’observance a été bonne dans le groupe dépistage avec 85 % des dosages réalisés. Dans le groupe contrôle le pourcentage de dosage des PSA est passé de 40 % la première année à 52 % la sixième (il ne s’agit donc pas d’une population vierge de tout dépistage).

Plus de cancers dépistés mais une mortalité identique.
Après 7 ans de suivi 2 820 KP ont été diagnostiqués dans le groupe dépistage et 2 322 dans le groupe contrôle soit 22 % de plus avec un intervalle de confiance à 95 % (IC95) entre 16 et 29 %. Le stade tumoral au diagnostic était comparable dans les deux groupes mais le pourcentage de KP ayant un score de Gleason entre 8 et 10 était plus élevé dans le groupe contrôle. Mais malgré ce nombre de diagnostics plus important, la mortalité par KP a été similaire dans les deux groupes : 50 décès dans le groupe dépistage et 44 dans le groupe contrôle (NS). Les données à 10 ans, qui sont complètes pour 67 % des sujets, donnent des résultats similaires.

Des complications liées aux biopsies ont été à déplorer dans 68 cas pour 10 000 (infection, hémorragie, thrombose, troubles urinaires).

Comment interpréter ces résultats ?
Plusieurs explications (favorables au dépistage) peuvent être avancées pour expliquer cette absence d’avantage en terme de mortalité par KP : le seuil de 4 ng/ml de PSA est peut être trop élevé, l’effet favorable du dépistage a pu être masqué en partie par le nombre élevé de sujets bénéficiant d’un dosage de PSA dans le groupe contrôle, l’amélioration des traitements du KP au fil des années a pu gommer une différence éventuelle de mortalité, un suivi plus prolongé pourrait mettre en évidence un intérêt du dépistage comme le laisse espérer la diminution des diagnostics de KP de grade Gleason élevé. Mais il est également possible que le dépistage n’ait effectivement pas d’intérêt en terme de mortalité et que dans ces conditions les risques supplémentaires induits par le dépistage inhérents aux surdiagnostics, aux biopsies et aux traitements (incontinence, dysfonction érectile) conduisent à ce que la balance bénéfice-risque du dépistage soit négative.

Etude européenne : une mortalité diminuée mais trop de surdiagnostics.
L’étude européenne publiée dans le même numéro du New England Journal of Medicine avait une méthodologie moins homogène et globalement un peu différente (dosage de PSA tous les 4 ans notamment) (2). Elle a inclus dans plusieurs pays du continent 162 243 hommes de 55 à 69 ans. Après un suivi médian de 9 ans, l’incidence du KP a été de 8,2 % dans le groupe dépistage et de 4,8 % dans le groupe contrôle. Mais contrairement à ce qui a été observé dans l’essai américain, 112 décès par KP de moins ont été dénombrés dans le groupe dépistage soit une baisse de la mortalité relative par KP de 20 %. En d’autres termes 1 410 hommes ont dû être dépistés et 48 traités pour prévenir une mort par KP. La question de savoir si cet avantage en terme de mortalité contrebalance les complications et la perturbation de la qualité de vie inhérentes aux très fréquents surdiagnotics n’est pas tranchée par les promoteurs de l’étude.

Que faire en pratique ?
Quant à l’éditorialiste du New England Journal of Medicine, à la lecture critique de ces deux études, il conclut que le dépistage n’a au mieux qu’un effet modeste sur la mortalité tout en entraînant à coup sûr des effets secondaires graves liés à des surdiagnostics ce qui implique, pour l’instant, une grande prudence dans l’établissement de recommandations (3).

Notre point de vue sur le dépistage sera peut-être modifiée lorsqu’il sera possible de déterminer de façon simple quels seront les KP dépistés qui vont rester quiescents et ne nécessitent donc pas de traitement agressif et quels sont ceux qui sont évolutifs et pour lesquels une prise en charge médicochirurgicale apportera un « plus » réel. Dans cette attente et dans celle des résultats à plus long terme de ces études et d’autres essais en cours, le choix du dépistage doit peut-être résulter d’un débat éclairé entre le praticien et chacun de ses patients et non de l’obéissance à un dogme.

1) Andriole G.L. et coll. : Mortality results from a randomized prostate-cancer screening trial. N Engl J Med 2009; 360: 1310-1319.
2) Schröder F.H. et coll.: Screening and prostate-cancer mortality in a randomized european study. N Engl J Med 2009; 360: 1320-1328.
3) Barry M.J.: Screening for and prostate cancer. The controversy that refuses to die. N Engl J Med 2009; 360: 1351-1354.

Un important progrès technologique laisse envisager un diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer

Technique qui permet de détecter un biomarqueur sanguin potentiel de la maladie d’Alzheimer.

Plusieurs chercheurs de l’Université McGill et de l’Institut Lady Davis pour la recherche médicale associé à l’Hôpital général juif (HGJ) de Montréal ont découvert une nouvelle technique de diagnostic qui pourrait simplifier la détection de la maladie d’Alzheimer. Le résultat de leur étude a été publiés le 8 juin dans le Journal of Alzheimer’s Disease.

Il n’existe actuellement aucun test accepté pour détecter la maladie d’Alzheimer, et le diagnostic dépend habituellement d’évaluations très coûteuses et intensives en neurologie, neuropsychologie et neuro-imagerie.

Le Dr Hyman Schipper et ses collègues de l’Institut Lady Davis et de l’Université McGill ont utilisé une nouvelle technique minimalement invasive appelée biospectroscopie proche infrarouge pour identifier les modifications dans le plasma sanguin des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Ces modifications sont détectables très tôt après qu’elles se soient produites, peut-être même pendant les phases pré-cliniques de la maladie.

La biospectroscopie est l’équivalent médical de la spectroscopie, la science de la détection de la composition des substances qui utilise la lumière ou d’autres formes d’énergie. Lors d’une spectroscopie proche infrarouge, différentes substances émettent ou réfléchissent de la lumière selon des longueurs d’ondes spécifiques détectables.

Lors de cette étude, le Dr Schipper et son collègue, le Dr David Burns, chef du laboratoire biomédical de l’Université McGill pour l’informatique, l’imagerie et la spectroscopie au Département de chimie, ont appliqué une lumière proche infrarouge à des échantillons de plasma sanguin prélevés sur des patients souffrant de démence précoce et de déclin cognitif léger, un état intermédiaire entre la cognition normale et la démence, et sur des sujets de contrôle âgés, en bonne santé. Les tests se sont déroulés à la Clinique de la mémoire de l’Hôpital général juif et de l’Université McGill. En utilisant cette technique, les chercheurs ont pu différencier les cas d’Alzheimer des sujets de contrôle en santé

avec une sensibilité de 80 pour cent (identification juste des patients atteints de la maladie) et une spécificité de 77 pour cent (identification juste des personnes non atteintes). Un nombre significatif de sujets atteints de déclin cognitif léger ont été testés positivement au sein du groupe de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, ce qui indique que le test pourrait être capable de détecter la maladie d’Alzheimer avant même que les symptômes des patients n’atteignent les critères cliniques de la démence.

David H. Burns, Scott Rosendahl, Dirk Bandilla, Olivier C. Maes, Howard M. Chertkow, Hyman M. Schipper (Communicated by Othman Ghribi).

Abstract: There are currently no accepted blood-based biomarkers of sporadic Alzheimer’s disease (AD). Augmented oxidative stress has been implicated in both neural and peripheral AD tissues. In this study, we determined whether short-wavelength near-infrared (NIR) spectrophotometry of blood plasma differentiates mild sporadic AD from normal aging. NIR analysis was conducted on 75 µl plasma samples from 19 AD, 27 amnestic MCI, and 17 normal elderly control (NEC) persons using an optical fiber-coupled, holographic grating-based NIR spectrograph. Five spectral bands associated with heme, R-CH, R-OH, H2O, and R-NH functional groups, were sensitive to oxidative modification in pre-clinical studies and were pre-selected to develop a logistic regression model for sample classification. This model differentiated AD from NEC samples with a sensitivity of 80% and specificity of 77%. Fifteen and twelve MCI patients were classified with the NEC and AD groups, respectively. The spectra were not influenced by age, gender, exposure to cholinesterase inhibitors or vitamin E, or sample storage time. The NIR data further implicate oxidative stress in the systemic pathophysiology of sporadic AD and differentiate mild (and possibly pre-clinical) AD from NEC individuals with moderate-high accuracy. The procedure is minimally-invasive, rapid, relatively-inexpensive, and may provide a useful biological marker of sporadic AD.

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